Cela ne pourrait jamais arriver ici ?
This Could Never Happen Here?
There is a comforting myth shared by many societies: we are different. Our institutions are stronger, our culture more enlightened, our constitution more robust, our people more rational. Authoritarianism, we tell ourselves, is something that happens elsewhere—to weaker nations, less educated populations, or darker chapters of history. And yet, history keeps delivering the same quiet warning: no nation, empire, or tribe is immune.
Authoritarianism and fascism do not arrive wearing uniforms on day one. They behave more like a disease—subtle at first, adaptive, opportunistic. They grow tentacles through ignorance, fear, resentment, and economic insecurity. They spread not only through malicious intent, but through confusion, anxiety, and the human tendency to seek simple answers in complex times.
The Conditions That Allow the Disease to Spread
When resources become scarce—whether materially or psychologically—tribal thinking resurfaces. Scarcity narrows perception. It pushes people toward in-groups and out-groups, toward nostalgia and myth, toward leaders who promise certainty in an uncertain world. When systems become visibly unsustainable, when inequality grows and trust in institutions erodes, societies begin searching for scapegoats. Someone must be blamed. Someone must be punished. Someone must be othered.
This is not unique to any one country or era. It is a recurring human pattern. Empires rise, stabilize, overextend, and fracture. Periods of relative order give way to chaos, and chaos invites control. Strongman narratives flourish precisely when systems fail to meet human needs. Fear becomes political currency.
The idea that “it could never happen here” is not only false—it is dangerous. It creates blindness at the exact moment vigilance is required.
Power, Wealth, and the Corruption of Decision-Making
History also reveals another uncomfortable pattern: the more power and material wealth humans accumulate over others, the more dysfunctional behavior tends to emerge. This is not a moral judgment; it is an observable trend.
Concentrated power distorts perception. It disconnects decision-makers from lived reality. It rewards traits that are often maladaptive at scale—narcissism, arrogance, domination, performative confidence, and a lack of empathy. Systems that depend on individuals ruling over others inevitably select for the wrong psychological profiles. Even well-intentioned leaders are eventually constrained, corrupted, or consumed by the structures they inhabit.
As long as our social systems are built around some humans having authority over others, we will continue to experience cycles of incompetence, abuse, and collapse. The problem is not merely who is in power, but the very architecture of power itself.
We Have Outgrown These Systems
What makes the present moment unique is not the risk of authoritarianism—but the tragic irony that it persists despite our unprecedented capabilities.
For the first time in human history, we possess the science and technology necessary to take care of everyone on the planet. We can produce abundance, manage complexity, and distribute resources intelligently. Buckminster Fuller captured this reality succinctly:
“We must choose to make the world work for 100% of humanity… It’s only a question of turning weaponry into livingry.”
And yet, we remain trapped in obsolete systems designed for scarcity, competition, and control. We continue to rely on political leaders to “decide” how millions should live—where they may exist, what they must do to survive, and which lives are expendable when systems fail.
This is not a failure of character. It is a failure of design.
Beyond Rule: Toward Intelligent Management
In a Global Resource-Based Economy, there is no ruling elite. There are no kings, presidents, or authoritarian saviors. Instead, there is a holistic, systems-based design in which societal sectors—energy, food, housing, transportation, healthcare, education—communicate and cooperate dynamically.
Decisions are not imposed; they are arrived at. They emerge from data, feedback loops, environmental constraints, and human needs. Guided by the scientific method, supported by AI-driven cybernetics, such a system continuously adjusts itself toward optimal outcomes. Not perfection—but adaptability, resilience, and transparency.
In this model, power is not concentrated in personalities. It is distributed through processes. The intelligent management of resources replaces political dominance. Evidence replaces ideology. Human well-being replaces profit, nationalism, and control.
A Choice, Not an Inevitability
Authoritarianism is not destiny—but neither is progress automatic. As long as we cling to systems of domination, hierarchy, and artificial scarcity, history will continue to repeat itself under new names and new flags.
The real question is not whether authoritarianism can happen here.
It is whether we are willing to outgrow the conditions that make it inevitable.
The future does not need stronger leaders.
It needs better systems.
Cela ne pourrait jamais arriver ici ?
Il existe un mythe rassurant partagé par de nombreuses sociétés : nous sommes différents. Nos institutions seraient plus solides, notre culture plus éclairée, notre constitution plus robuste, notre population plus rationnelle. L’autoritarisme, se dit-on, est quelque chose qui arrive ailleurs — à des nations plus faibles, à des populations moins instruites, ou à des chapitres plus sombres de l’histoire. Et pourtant, l’histoire ne cesse de répéter le même avertissement discret : aucune nation, aucun empire, aucune tribu n’est immunisée.
L’autoritarisme et le fascisme n’arrivent pas en uniforme dès le premier jour. Ils se comportent davantage comme une maladie — subtile au départ, adaptative, opportuniste. Ils déploient leurs tentacules à travers l’ignorance, la peur, le ressentiment et l’insécurité économique. Ils se propagent non seulement par l’intention malveillante, mais aussi par la confusion, l’anxiété et la tendance humaine à rechercher des réponses simples à des problèmes complexes.
Les conditions qui permettent à la maladie de se propager
Lorsque les ressources deviennent rares — matériellement ou psychologiquement — la pensée tribale refait surface. La rareté rétrécit la perception. Elle pousse vers le repli identitaire, vers les groupes « nous » et « eux », vers la nostalgie et le mythe, vers des dirigeants qui promettent la certitude dans un monde incertain. Lorsque les systèmes deviennent visiblement insoutenables, lorsque les inégalités s’aggravent et que la confiance dans les institutions s’effondre, les sociétés se mettent à chercher des boucs émissaires. Quelqu’un doit être tenu pour responsable. Quelqu’un doit être puni. Quelqu’un doit devenir l’autre.
Ce phénomène n’est propre ni à un pays ni à une époque particulière. C’est un schéma humain récurrent. Les empires s’élèvent, se stabilisent, s’étendent à l’excès, puis se fragmentent. Les périodes d’ordre relatif laissent place au chaos, et le chaos appelle le contrôle. Les récits d’hommes forts prospèrent précisément lorsque les systèmes ne parviennent plus à répondre aux besoins humains. La peur devient alors une monnaie politique.
L’idée que « cela ne pourrait jamais arriver ici » n’est pas seulement fausse — elle est dangereuse. Elle crée une cécité exactement au moment où la vigilance est la plus nécessaire.
Pouvoir, richesse et corruption de la prise de décision
L’histoire révèle également un autre schéma inconfortable : plus les êtres humains accumulent de pouvoir et de richesse matérielle sur les autres, plus les comportements dysfonctionnels tendent à émerger. Il ne s’agit pas d’un jugement moral, mais d’une tendance observable.
Le pouvoir concentré déforme la perception. Il déconnecte les décideurs de la réalité vécue. Il récompense des traits souvent inadaptés à grande échelle — le narcissisme, l’arrogance, la domination, la confiance performative, le manque d’empathie. Les systèmes qui reposent sur la domination d’humains par d’autres humains sélectionnent inévitablement les mauvais profils psychologiques. Même les dirigeants animés de bonnes intentions finissent par être contraints, corrompus ou consumés par les structures qu’ils habitent.
Tant que nos systèmes sociaux seront construits autour du principe selon lequel certains humains exercent un pouvoir sur d’autres, nous continuerons à traverser des cycles d’incompétence, d’abus et d’effondrement. Le problème n’est pas seulement qui détient le pouvoir, mais l’architecture même du pouvoir.
Nous avons dépassé ces systèmes
Ce qui rend notre époque unique n’est pas le risque d’autoritarisme — mais la tragique ironie de sa persistance malgré nos capacités sans précédent.
Pour la première fois dans l’histoire humaine, nous disposons de la science et de la technologie nécessaires pour prendre soin de l’ensemble de la population mondiale. Nous pouvons produire l’abondance, gérer la complexité et distribuer les ressources de manière intelligente. Buckminster Fuller a résumé cette réalité avec justesse :
« Nous devons choisir de faire fonctionner le monde pour 100 % de l’humanité… Ce n’est qu’une question de transformer l’armement en moyens de subsistance. »
Et pourtant, nous restons enfermés dans des systèmes obsolètes conçus pour la rareté, la compétition et le contrôle. Nous continuons de dépendre de dirigeants politiques pour « décider » de la manière dont des millions de personnes doivent vivre — où elles peuvent exister, ce qu’elles doivent faire pour survivre, et quelles vies sont sacrifiables lorsque les systèmes échouent.
Il ne s’agit pas d’un échec moral. Il s’agit d’un échec de conception.
Au-delà du pouvoir : vers une gestion intelligente
Dans une Économie Mondiale Basée sur les Ressources, il n’existe pas d’élite dirigeante. Il n’y a ni rois, ni présidents, ni sauveurs autoritaires. À la place, on trouve une conception holistique et systémique, dans laquelle les secteurs de la société — énergie, alimentation, logement, transports, santé, éducation — communiquent et coopèrent de manière dynamique.
Les décisions ne sont pas imposées ; elles sont atteintes. Elles émergent des données, des boucles de rétroaction, des contraintes environnementales et des besoins humains. Guidé par la méthode scientifique et soutenu par des systèmes cybernétiques et une intelligence artificielle avancée, ce modèle s’ajuste en permanence vers des résultats optimaux. Non pas la perfection, mais l’adaptabilité, la résilience et la transparence.
Dans ce cadre, le pouvoir n’est pas concentré dans des personnalités. Il est distribué à travers des processus. La gestion intelligente des ressources remplace la domination politique. Les preuves remplacent l’idéologie. Le bien-être humain remplace le profit, le nationalisme et le contrôle.
Un choix, pas une fatalité
L’autoritarisme n’est pas une destinée — mais le progrès n’est pas automatique pour autant. Tant que nous nous accrochons à des systèmes de domination, de hiérarchie et de rareté artificielle, l’histoire continuera de se répéter sous de nouveaux noms et de nouveaux drapeaux.
La véritable question n’est pas de savoir si l’autoritarisme peut arriver ici.
La question est de savoir si nous sommes prêts à dépasser les conditions qui le rendent inévitable.
L’avenir n’a pas besoin de dirigeants plus forts.
Il a besoin de meilleurs systèmes.




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