Jacque Fresco - Humans want predictability!
Predictability: A Forgotten Pillar of Global Stability
Jacques Fresco often spoke about predictability, not as an abstract philosophical ideal, but as a practical requirement for any complex system meant to endure. In one of his talks, he illustrates this idea using aviation: pilots do not carry just enough fuel to reach their destination under ideal conditions. They account for headwinds, delays, and worst-case scenarios. The goal is not perfection, but safety through anticipation.
Predictability, in this sense, is not rigidity. It is informed preparedness.
Predictability versus wishful thinking
Fresco’s example highlights a crucial distinction: designing systems around ideal assumptions is reckless. Designing them around measured reality is responsible. This applies not only to aircraft, but to buildings, engineering, education, and ultimately, society itself.
Throughout the talk, Fresco insists on empirical validation. Buildings are deliberately burned to understand fire behavior. Investigators rely on physical evidence rather than personal testimony. Skills are validated through hands-on experience, not paper qualifications alone. If a system fails, the correct response is not to assign blame, but to redesign the system.
This is a non-moral framework. It does not ask who is “good” or “bad.” It asks only one question: does it work?
Human behavior is shaped by systems
Fresco repeatedly emphasized that knowledge alone is not enough. Tools such as language, semantics, or education can be used to elevate everyone—or to exploit others—depending on the structure in which they operate. Without ethical alignment embedded into the system itself, even advanced knowledge can increase inequality and instability.
This is why he argued for operational definitions: clear, testable descriptions of how things function in reality. Not slogans. Not intentions. Not ideology.
Predictability in today’s geopolitical context
When we apply this systems-based thinking to today’s geopolitical landscape, the relevance of predictability becomes unmistakable.
International stability does not depend on trust or goodwill alone. It depends on clear expectations:
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Known red lines
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Transparent response mechanisms
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Consistent adherence to established protocols
These elements act as psychological stabilizers. They reduce anxiety, limit misinterpretation, and prevent impulsive escalation. Even adversaries can coexist without catastrophe when predictability is present.
The psychological cost of unpredictability
Unpredictability, especially when driven by individual leaders rather than stable institutions, introduces a different dynamic. Constant uncertainty increases stress at every level of decision-making. Under anxiety, humans—no matter how experienced—tend to:
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Assume worst-case intentions
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Shorten their time horizons
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Accept higher levels of risk
In a world with nuclear weapons, automated defense systems, cyber warfare, and compressed reaction times, this psychological pressure becomes extremely dangerous. A single impulsive decision, misread signal, or emotional response can outrun diplomatic correction.
From Fresco’s perspective: the system is the problem
From a Venus Project or Fresco-inspired viewpoint, blaming individuals misses the point. If global governance structures allow personal unpredictability to carry catastrophic consequences, then the structure itself is flawed.
Predictability must be engineered into the system:
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Through transparent international frameworks
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Through data-driven decision protocols
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Through reduced reliance on personal discretion in high-risk domains
This is not about control. It is about risk reduction.
Predictability as a condition for peace
Predictability does not eliminate conflict, disagreement, or competition. What it eliminates is panic. And panic, historically, is one of the greatest accelerators of violence.
As Jacques Fresco often implied, civilizations do not collapse because humans are inherently violent or irrational. They collapse when systems amplify uncertainty faster than human psychology can tolerate it.
In this light, predictability is not conservative or naive. It is survival-oriented.
If humanity is serious about long-term stability—let alone a transition toward a resource-based, cooperative global system—then predictability must be recognized not as a constraint on freedom, but as one of its essential foundations.
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La prévisibilité : un pilier oublié de la stabilité mondiale
Jacques Fresco parlait souvent de la prévisibilité non pas comme d’un idéal philosophique abstrait, mais comme d’une exigence pratique pour tout système complexe destiné à durer. Dans l’une de ses conférences, il illustre cette idée par l’aviation : les pilotes n’embarquent pas juste assez de carburant pour atteindre leur destination dans des conditions idéales. Ils tiennent compte des vents contraires, des retards et des pires scénarios plausibles. L’objectif n’est pas la perfection, mais la sécurité par l’anticipation.
La prévisibilité, dans ce sens, n’est pas une rigidité. C’est une préparation éclairée.
Prévisibilité contre pensée idéaliste
L’exemple de Fresco met en lumière une distinction essentielle : concevoir des systèmes en se basant sur des hypothèses idéales est dangereux. Les concevoir à partir de la réalité mesurée est responsable. Cela s’applique non seulement aux avions, mais aussi aux bâtiments, à l’ingénierie, à l’éducation et, en définitive, à la société elle-même.
Tout au long de cette intervention, Fresco insiste sur la validation empirique. Des bâtiments sont volontairement incendiés pour comprendre le comportement du feu. Les enquêteurs s’appuient sur des preuves physiques plutôt que sur des témoignages ou des intentions déclarées. Les compétences sont évaluées par la pratique, pas uniquement par des diplômes ou des examens sur papier. Si un système échoue, la réponse appropriée n’est pas de chercher un coupable, mais de redessiner le système.
Il s’agit d’un cadre non moral. Il ne s’agit pas de savoir qui est « bon » ou « mauvais ». Une seule question compte : est-ce que cela fonctionne ?
Le comportement humain est façonné par les systèmes
Fresco soulignait à plusieurs reprises que la connaissance seule ne suffit pas. Des outils comme le langage, la sémantique ou l’éducation peuvent servir à élever tout le monde — ou à exploiter les autres — selon le cadre dans lequel ils sont utilisés. Sans alignement éthique intégré au système lui-même, même un savoir avancé peut accroître les inégalités et l’instabilité.
C’est pourquoi il défendait l’importance des définitions opérationnelles : des descriptions claires, testables et concrètes du fonctionnement réel des choses. Pas des slogans. Pas des intentions. Pas des idéologies.
La prévisibilité dans le contexte géopolitique actuel
Lorsque l’on applique cette pensée systémique au paysage géopolitique contemporain, la pertinence de la prévisibilité devient évidente.
La stabilité internationale ne repose pas uniquement sur la confiance ou la bonne volonté. Elle repose sur des attentes claires :
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des lignes rouges connues,
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des mécanismes de réponse transparents,
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une cohérence dans le respect des protocoles établis.
Ces éléments agissent comme des stabilisateurs psychologiques. Ils réduisent l’anxiété, limitent les malentendus et empêchent les escalades impulsives. Même des adversaires peuvent coexister sans catastrophe lorsque la prévisibilité est présente.
Le coût psychologique de l’imprévisibilité
L’imprévisibilité, surtout lorsqu’elle est liée à des personnalités individuelles plutôt qu’à des institutions stables, introduit une dynamique très différente. L’incertitude permanente augmente le stress à tous les niveaux de la prise de décision. Sous l’effet de l’anxiété, les êtres humains — aussi expérimentés soient-ils — ont tendance à :
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envisager les pires intentions,
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raccourcir leurs horizons temporels,
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accepter des niveaux de risque plus élevés.
Dans un monde doté d’armes nucléaires, de systèmes automatisés de défense, de cyberattaques et de délais de réaction de plus en plus courts, cette pression psychologique devient extrêmement dangereuse. Une seule décision impulsive, un signal mal interprété ou une réaction émotionnelle peut dépasser la capacité de correction diplomatique.
Du point de vue de Fresco : le problème, c’est le système
D’un point de vue inspiré par Jacques Fresco et le Projet Venus, accuser des individus manque la cible. Si les structures de gouvernance mondiale permettent à l’imprévisibilité personnelle d’avoir des conséquences catastrophiques, alors c’est la structure elle-même qui est défaillante.
La prévisibilité doit être conçue dans le système :
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à travers des cadres internationaux transparents,
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par des protocoles décisionnels fondés sur les données,
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en réduisant la part de discrétion personnelle dans les domaines à haut risque.
Il ne s’agit pas de contrôle. Il s’agit de réduction des risques.
La prévisibilité comme condition de la paix
La prévisibilité n’élimine ni les conflits, ni les désaccords, ni la compétition. Ce qu’elle élimine, c’est la panique. Or, historiquement, la panique est l’un des plus puissants accélérateurs de violence.
Comme Jacques Fresco le suggérait souvent, les civilisations ne s’effondrent pas parce que les humains seraient intrinsèquement violents ou irrationnels. Elles s’effondrent lorsque les systèmes amplifient l’incertitude plus vite que la psychologie humaine ne peut la supporter.
Dans cette perspective, la prévisibilité n’est ni conservatrice ni naïve. Elle est orientée vers la survie.
Si l’humanité prend réellement au sérieux la stabilité à long terme — et plus encore une transition vers un système mondial coopératif et fondé sur les ressources — alors la prévisibilité doit être reconnue non comme une contrainte à la liberté, mais comme l’un de ses fondements essentiels.
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